
Il ne se passe pas 3 jours sans que l’on apprenne une nouvelle arrestation au sein la l’armée congolaise, de la scène politique ou encore dans le lot des analystes indépendants qui ne partagent pas la philosophie du gouvernement congolais ou du Chef de l’État. Ce comportement, qui énerve plus d’un congolais, vient de susciter une réaction de la part du compatriote Raïs Kibwana, se penchant sur la dernière en date, celle du Secrétaire Permanent du PPRD, le Professeur Emmanuel Ramazani Shadary.
Il ya de cela plus de 7 ans, depuis que Joseph Kabila a cessé d’être le dirigeant de la République Démocratique du Congo au profit de Félix Tshisekedi, à l’issue des élections démocratiques de 2018, ayant occasionné la première alternance au sommet du pays. Les résultats de ces élections ayant donné l’ancien régime comme majoritaire au sein des institutions, une cohabitation a été instaurée, suivant l’esprit de la constitution en vigueur en RDC, mais qui ne s’est effondré que trop vite, pour des raisons de crises politiques. Depuis lors, la famille politique de Félix Tshisekedi tient les manettes du pays et celle de l’ancien Président a opté pour la résistance. L’inquiétude du compatriote Raïs Kibwana réside dans le traitement réservé aux membres et cadres du FCC de Joseph Kabila, alors que ce dernier a fait preuve de grandeur en cédant le pouvoir et au profit de la démocratie.
Selon ce compatriote, le régime de Félix Tshisekedi brille par l’absence de la démocratie, attitude qui décourage maints observateurs tant nationaux qu’étrangers qui avaient déjà vu la RDC faire des progrès significatifs après l’alternance de 2019. L’obligation d’exil de l’ancien président Joseph Kabila, Moïse Katumbi, Jean-Claude Muyambo, Jean-Claude Mvuemba, Augustin Matata, Franck Diongo et les autres, constitue la bonne preuve que la démocratie n’est pas la culture du Président de la République actuel de la RDC.
Comme si cela ne suffisait pas, Félix Tshisekedi crée plusieurs astuces pour traquer tous ceux de l’ancien régime qui restent encore fidèles à leur Chef de file, Joseph Kabila. Voilà pourquoi tous les jours le pays enregistre des arrestations intempestives et enlèvements inhumains, créant ainsi l’intrigue dans le chef des opposants en général et de ceux qui sont en contradiction avec le pouvoir en place à travers leurs discours en particulier.
« Si j’étais Félix Tshisekedi, j’allais réaliser que je n’ai pas pu offrir à mon peuple ce qu’il a tant attendu de moi. Au lieu de le distraire par des actes qui ne lui apportent rien de concret, il serait mieux pour Félix Tshisekedi soit de démissionner soit de s’humilier et inviter l’expertise de ceux qui ont réussi ne serait-ce qu’à lui faire parvenir au pour », a déclaré Raïs Kibwana.
Pour lui, la libération pure et simple de Ramazani Shadary est non négociable dans une démocratie, et que Félix Tshisekedi doit s’impliquer personnellement, sachant que lui seul est redevable devant le peuple et non ceux qui agissent en son nom pour lui faire plaisir.
« S’il y a une personne à enlever et mettre aux arrêts maintenant en RDC, c’est bel et bien Félix Tshisekedi, car depuis son avènement au pouvoir la constitution de mon pays ne fait qu’être violée sans remords de sa part. Shadary n’a pas la gestion du pays entre ses mains et ne mérite pas d’être inquiété, à moins que rester dans l’opposition et contredire le pouvoir en place soient définis comme des péchés dans une démocratie », a-t-il ajouté.
Il sied de rappeler que c’est déjà le 24 janvier de l’année en cours que nous célébrerons les 7 ans de l’alternance démocratique. Sur ce, le peuple attend Félix Tshisekedi au bilan.
Patriote Benz Bwanakawa







