Edito

Ça fait polémique. Tout le monde en parle et particulièrement les chefs d’entreprises.

De janvier à décembre, on compte pas moins de 10 jours fériés officiels dans le calendrier annuel en République démocratique du Congo. À cela s’ajoutent pas moins de cinq journées supplémentaires, improvisées pour célébrer des événements dont la pertinence laisse souvent à désirer. Plus préoccupant encore, ces jours chômés ne figurent dans aucun calendrier officiel : ils sont décrétés à la hâte, par simple communiqué ministériel, sans arrêté en bonne et due forme, encore moins à l’issue d’un débat en Conseil des ministres.

Et c’est des jours chômés et payés qui se suivent, parfois à un rythme qui interroge sur la valeur que nous accordons au travail. Dans un pays où chaque journée productive compte pour bâtir l’avenir, la multiplication des jours fériés devient un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre.

À première vue, les jours fériés sont légitimes : ils honorent l’histoire, célèbrent des valeurs ou offrent du repos aux travailleurs. Mais à quel prix ? Dans un contexte économique fragile, où l’informel domine et où la productivité reste faible, chaque arrêt prolongé de l’activité nationale ralentit la machine déjà hésitante du développement. Des administrations fermées, des chantiers suspendus, des entreprises à l’arrêt : ce sont autant d’opportunités perdues. Pendant que d’autres nations accélèrent leur croissance, nous nous installons dans un rythme haché, incapable de soutenir une dynamique de transformation durable. Réduire le nombre de jours fériés, ou les réorganiser de manière stratégique, c’est envoyer un signal fort : celui d’un pays qui se met résolument au travail. C’est reconnaître que le développement exige des sacrifices, de la rigueur et une vision tournée vers l’efficacité.

Le Congo de demain ne se bâtira pas dans l’interruption répétée de l’effort, mais dans la continuité, la persévérance et la valorisation du travail.

Jean Pierre Eale ikabea

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