CARNET DE VOYAGE DE BAZ
Le discours de l’ancien président de la République Kabila a retenu l’attention des Congolais. C’était comme une bombe. On l’attendait. Comme si l’on attendait le message d’un président de la République, tout Kin était en effervescence. Je ne sais pas si le conseil des ministres qui se tenait le même jour était attentif à ce message d’un ancien président qui nargue la République en s’adressant au peuple congolais sous un drapeau congolais comme s’il était toujours le président en fonction. Et la suite ? Les commentaires fusent de tous bords ; les fans de Fatshi et ceux de Kabila commentent, c’est comme si tout Kin s’est arrêté pour commenter l’adresse d’un Président qui ne l’est plus. Et qui fait peur ! Mawa. Sur les petits écrans, les journalistes ou acteurs politiques de tous bords s’investissent. Naza kuna te !
Je sors, je me rends sur Nyangwe pour me détendre. Quel plaisir. Masolo na bango, etali biso te, etali se bango…
Les lingwalistes m’accueillent, ils m’offrent à boire, je suis honoré. Quel plaisir, alors que certains me méprisent à tort, il y a ceux qui reconnaissent ma valeur, qui me respectent. Eza nde mokili. Dieu sait tout.
Dès que l’on a goûté à ce pouvoir, pour les Africains, c’est difficile de l’abandonner ; le tapis rouge, le protocole, rares sont ceux qui seraient prêts à céder le trône à l’instar du Ghanéen Jerry Rawlings ou du Libérien George Weah…











