La RDC s’embrase sur deux fronts à la fois. Pendant que l’Union sacrée de la nation lance une consultation nationale sur la révision de la Constitution — avec une échéance fixée au 20 mai — et que l’UDPS verrouille toute discussion sur la succession de Félix Tshisekedi, l’Est du pays continue de saigner sous les offensives de l’AFC/M23 soutenu par Kigali. Une Constitution qu’on veut réformer alors qu’elle s’interdit elle-même d’être touchée en temps de guerre. Des militants de l’Ecidé arrêtés pour avoir protesté. Et en toile de fond, des accords stratégiques entre Kinshasa et Washington dont l’opposition réclame la transparence. Ce mardi 21 avril, la presse kinoise dresse le portrait d’un pays à la croisée des chemins — entre ambitions politiques et urgences sécuritaires.
Le processus de réforme constitutionnelle en RDC franchit une nouvelle étape. À travers un communiqué officiel, parvenu à » LA PROSPÉRITÉ « , l’Union sacrée de la
nation a lancé un appel à l’ensemble des forces vives du pays pour soumettre leurs
propositions en vue d’un éventuel changement ou d’une révision de la
Constitution.
L’Union sacrée de la nation passe à l’action, écrit » VRAIE-THEMATIQUE « . Dans un communiqué, le secrétaire permanent
de l’USN, André Mbata, a lancé un appel aux partis et regroupements politiques, aux
organisations de la société civile, aux universités, aux juristes ainsi qu’à l’ensemble des citoyens congolais, tant de
l’intérieur que de la diaspora, à soumettre leurs propositions sur la réforme constitutionnelle au plus tard le 20 mai prochain.
Dans ce document consulté aussi par » FORUM DES AS « , le Secrétariat permanent de cette plateforme politique justifie cette initiative par les nombreuses manifestations de soutien enregistrées tant à Kinshasa que dans les différentes provinces du pays, ainsi que dans la
diaspora congolaise à travers le monde.
C’est fini. Le doute n’est plus permis.
À Kinshasa, commente » OURAGAN « , tout
converge désormais vers un même objectif : préparer le maintien de Félix Tshisekedi au pouvoir au-delà de 2028. L’Union sacrée de la nation vient d’enclencher le processus en ouvrant des consultations sur la Constitution pendant que l’UDPS, elle, interdit toute discussion sur un éventuel successeur.
Jusque-là informel. » LA TEMPETE DES TROPIQUES » pense que le débat sur la modification envisagée de la loi
fondamentale de la RDC a franchi une nouvelle étape opérationnelle.
Dans un contexte sécuritaire encore sensible, notamment dans l’Est du pays, cette réflexion indique » INFOS27 « , s’inscrit ainsi dans la recherche d’un équilibre durable et d’un renforcement de l’État.
La question de la réforme constitutionnelle, portée principalement
par l’UDPS, et une partie de l’Union sacrée, refait surface alors que le pays fait face à une grave crise sécuritaire, affirme de son côté » LE POTENTIEL « . Les offensives
de la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, ont entraîné la perte de vastes territoires dans l’Est. Ce contexte n’a pourtant pas freiné les ardeurs réformatrices de la majorité.
De son côté, » LE JOURNAL » qui rappelle que la Constitution elle même s’interdit de la toucher pendant la guerre, l’État de siège et d’urgence.
Pas question de s‘impliquer dans ce projet pour les opposants, affirme le député Christian Mwando, cité par » RFI.FR « . Cet élu du parti de Moïse Katumbi, et surtout président du seul groupe de l’opposition à l’Assemblée nationale, estime qu’il s’agit d’une manœuvre du camp au pouvoir.
Pendant ce temps, l’Ecidé réclame la libération immédiate de ses militants arrêtés lors d’une manifestation contre la révision constitutionnelle. Le parti cher à Martin Fayulu, rapporte » FORUM DES AS « , appelle le commissariat de la police de la Tshangu, à libérer immédiatement ses
militants incarcérés depuis dimanche dernier.
Poursuivons cette revue de presse avec » LA PROSPÉRITÉ » qui s’intéresse à la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Les accords signés entre Kinshasa et Washington animent les débats au sein de la classe politique congolaise, voire la société civile. Le parti Ensemble de Moïse
Katumbi, pour ne citer que ce cas, réclame une transparence accrue concernant ces accords.
Kinshasa rejette toute amnistie pour Kabila et Nangaa, révèle » INFOS27 « .
Aucune concession sur les questions judiciaires. À Montreux, en Suisse, les négociations entre le gouvernement congolais et la rébellion AFC/M23 ont révélé une position ferme de Kinshasa, excluant toute amnistie pour Joseph Kabila et Corneille Nangaa.
Daddie Minaku dénonce les conditions de détention de son époux. Aubin Minaku Ndjalandjoko, ancien Président de l’Assemblée nationale, est en détention depuis le 18 janvier 2026. A travers une correspondance adressée au coordonnateur du Conseil National de
Cyberdéfense dont » LE POTENTIEL « , s’est procuré une copie, son épouse, Daddie Minaku, dénonce la situation extrêmement préoccupante dans laquelle se trouve son époux Aubin Minaku.
Dans le reste de l’actualité. Manque de transparence à l’OVD, la Cour des comptes frappe son Directeur Général. Le grief est sans appel. Selon » LA TRANSPARENCE « . Le DG a failli à son obligation de produire les comptes annuels de l’établissement pour les exercices 2022 et 2023, violant ainsi les délais légaux. Pour la Cour, cette négligence constitue une atteinte directe aux principes de transparence et de bonne gouvernance.
Terminons cette revue de presse avec » LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM » qui fait un clin d’œil sur l’affaire des migrants expulsés vers la RDC. D’après ce média en ligne, l’OIM trace des lignes rouges pour leur prise en charge. Face aux interrogations, l’agence Onusienne a tenu à clarifier les modalités de son intervention. Elle rappelle que toute assistance reste subordonnée au consentement libre et éclairé des migrants.
Tapielutunu@gmail.com
Tel: 00243891694834



