
Pour le peuple congolais, la république démocratique du Congo est et reste le seul et unique bien le plus précieux au monde, ce qui serait d’ailleurs le cas pour les autres peuples envers leurs patries. Une autre raison d’aimer la RDC est le fait que la constitution de ce pays octroit à tout un chacun le droit et le devoir de contribuer activement à son essor à travers les réflexions et analyses utiles : témoignage du sentiment patriotique. L’actualité en RDC étant dominée par les conflits armés dans la partie Est, la nécessité de communiquer sa compréhension de la situation importe donc pour le compatriote Raïs Kibwana.
C’est lors d’un entretien avec la rédaction de E-Journal Kinshasa que ce signe fils du pays a donné sa voix sur la progression des forces ennemies de la RDC, capturant entre-temps les éléments des forces régulières du pays, récupérant les localités, vidant les richesses du sol et du sous-sol, au vu et au su de ceux qui ont reçu le mandat de protéger et sécuriser le territoire national, les individus ainsi que leurs biens. Cette situation met Raïs Kibwana dans un état d’inconfort et le révolte en même temps lorsqu’il se rend compte que la jouissance qui caractérise les gestionnaires actuels du pays n’a aucune raison d’être à ce moment critique que traverse le pays.
« Œuvrant dans le domaine de la santé et donnant mes prestations dans un environnement militaire, je suis personnellement l’un des véritables témoins de la qualité de prise en charge réservée aux militaires congolais ainsi qu’à leurs épouses et enfants. Il s’agit d’une médiocrité accrue qui, selon moi, contribue grandement aux crises morales et mentales dans le chef des hommes en uniformes. La mendicité, l’animosité et l’arbitraire, dus notamment à la situation sociale précaire de ces derniers sont là les maux permanents qui rongent cette catégorie sociale, et cela repose sur le dos des autorités du pays, qui, selon mon observation, sont préoccupées par tout sauf par le salut réel du peuple », à déclaré Dr Raïs Kibwana.
Et d’ajouter : « Comment un pays qui regorge plus de 120 millions d’habitants, majoritairement jeunes, peut-il avoir une armée incapable de comporter ne serait-ce que 1 million de militaires ? La réponse est bien simple : avec le sort réservé aux porteurs d’armes à feu d’hier, rien ne peut motiver ceux qui pouvaient s’intéresser à ce domaine, aujourd’hui. Sinon, comment peut-on avoir des autorités militaires propriétaires d’énormes bâtisses dans tous les coins du pays, sans parler des entreprises privées et véhicules de derniers cris, tandis que ceux qui se battent sous le drapeau sont incapables même de manger à leur faim ? Tout ceci mérite d’être considéré comme de la mauvaise foi qui n’exclut personne du camp du pouvoir de Kinshasa ».
Pour Raïs Kibwana, parlant de l’ascension des forces rebelles sur l’armée régulière, tout porte à croire que le gouvernement de Kinshasa serait complice de la situation. Tous les moyens offerts à celui-ci pour stabiliser la situation du pays étant sapés par les avares qui dirigent la RDC, ceux qui pensent que le pouvoir en place est l’auteur principal de la marche vers la balkanisation de ce grand pays, n’ont pas tort du tout.
Ce jeune médecin pense que seule la démission de Félix Tshisekedi de ses fonctions présidentielles serait un premier pas vers la solution à ce fléau nourri par l’incompétence, l’improvisation au sommet de l’état et la naïveté. Il pense ainsi que le Congo mérite mieux et Félix Tshisekedi qui n’est qu’un danger pour l’avenir radieu du pays.
L’avenir nous jugera.
Patriote Benz Bwanakawa







