
Installé à Kasangulu depuis cinq ans, après y avoir passé deux premières années en tant que locataire, j’ai fait le choix de m’ancrer durablement dans ce territoire de la province du Kongo Central.
Guidé par un ami proche, Léon Nzita (pour ne pas le citer) rencontré sur place, qui m’a accompagné à mes débuts, j’ai franchi le pas en construisant et en investissant dans la communauté Kongo.
Dans une logique d’intégration et de contribution locale, j’ai d’abord lancé la première télévision de proximité, avant d’y adjoindre une station radio, convaincu par le caractère résolument urbain de la population.
Depuis, je porte seul ces initiatives sur fonds propres, avec pour public-cible, une jeunesse passionnée du football en direct et très engagée dans l’univers des paris sportifs comme Winner et Ngenge.
Aujourd’hui, dans une volonté de me réinventer et de diversifier mes activités, j’ai décidé de suspendre temporairement mes projets audiovisuels pour me tourner vers un nouveau défi : la reprise du Lounge Bar Vaku, idéalement situé sur l’artère principale, en face du marché.
Avec le concours de ma compagne, mon ambition est de transformer cet espace en un véritable E-Radio Lounge Bar restaurant, un lieu chaleureux et moderne, ou mieux, un cadre de détente et de convivialité.
Un oasis de paix où l’on vient se reposer, échanger, se rencontrer autour d’un verre, d’une bonne musique, et d’une offre de restauration rapide, simple mais soignée. Bien plus, un espace vivant, à l’image de Kasangulu : dynamique, accueillant et tourné vers l’avenir.
J’aime Kasangulu. Ce bled situé à une quarantaine de kilomètres du centre-ville de Kinshasa, en partant de la Gare centrale, est un passage obligé pour rejoindre Matadi, via le péage.
Petit coin tranquille, Kasangulu offre pourtant l’essentiel : une banque, des boutiques assurant les opérations de retrait et de transfert, des services de télécommunications avec leurs régies financières, ainsi que des solutions de banques mobiles.
Entre le bouquet Canal+, les sites touristiques comme Bikeko, et des bars de qualité dignes de ceux de Kinshasa, tout est réuni pour rendre le séjour agréable.
Faites un détour par le Café de la Gare, vous m’en direz des nouvelles.
Ici, l’électricité et l’eau sont presque des compagnons fidèles. Malgré quelques délestages, Kasangulu ne dort jamais dans le noir. On y mange sain, souvent bio, et la ville reste facilement accessible : en voiture, en bus, ou même en train urbain, sans tracasseries policières.
À Kasangulu, on a surtout ce sentiment rare : celui d’une communauté où tout le monde connaît tout le monde. Dans cette bourgade, les plus jeunes m’appellent “Papa Eale”, tandis que les aînés me surnomment “E Télé” ou “E Radio”. Une manière simple, mais précieuse, d’exister dans le cœur des gens.
À Kasangulu, je vis comme un poisson dans l’eau. Aucune barrière linguistique. Le lingala y est parlé presque partout, ce qui peut surprendre. Mieux encore, les plus jeunes prennent un réel plaisir à s’exprimer en français, preuve d’un enseignement de qualité.
La cité dispose également d’infrastructures notables, notamment un important centre de formation de la Police nationale congolaise, ainsi qu’un mini-stade. On y trouve aussi plusieurs hôtels capables d’accueillir jusqu’à 500 personnes, renforçant son attractivité.
Faites comme moi : venez vous installer à Kasangulu ou, le temps d’un week-end, venez simplement humer l’air frais de cette belle cité.
Jean Pierre Eale iKabe







