La question d’une éventuelle révision de la Constitution semble gagner en importance, à la suite de la conférence de presse tenue mercredi 6 mai 2026 par le Président de la République, Félix Tshisekedi.
Texte fondamental censé garantir le vivre-ensemble et la stabilité des institutions, la Constitution n’est pas exclue du débat public. Elle peut, selon les circonstances, être discutée et éventuellement amendée.
Pour Félix Tshisekedi, ouvrir une réflexion sur ce cadre juridique ne saurait être considéré comme « un crime », dès lors qu’il s’agit d’anticiper l’avenir institutionnel et de préparer l’héritage à transmettre aux générations futures.

Le Chef de l’État s’est d’ailleurs interrogé en ces termes : « Avons-nous le droit, oui ou non, de nous y pencher, de l’examiner de fond en comble afin de voir si elle correspond à votre vision du développement ?
La vérité est qu’une partie de la classe politique redoute l’éventualité d’un troisième mandat davantage par calcul politique que par volonté d’impulser une dynamique de progrès pour la République.
Et pourtant, ils peuvent avoir leurs apaisements car Félix Tshisekedi n’a jamais sollicité de troisième mandat.
Le Chef de l’État s’est même déclaré disposé à passer le relais à un éventuel successeur à l’expiration de ses deux mandats constitutionnels et à se mettre en réserve de la République pour d’éventuelles sollicitations.
Toute modification constitutionnelle suppose le recours au référendum, impliquant directement le souverain primaire. Dans cette logique, si le peuple congolais venait à exprimer une volonté majoritaire en faveur du maintien de Félix Tshisekedi à la tête du pays, ce dernier ne pourra réserver qu’un accueil chaleureux à sa requête.
En outre, le partenariat stratégique conclu en décembre dernier entre la RDC et les États-Unis, prévoit plusieurs réformes qui nécessitent des ajustements constitutionnels notamment dans le secteur de la justice.
Cela dit, on ne va pas condamner le pays à ne pas avancer en raison d’une obsession politicienne autour d’un troisième mandat!
Au-delà de ces considérations, plusieurs voix appellent à éviter que les débats institutionnels ne freinent les priorités nationales dont particulièrement la mise en œuvre de l’accord de Washington.
À tout prendre, le pays a aujourd’hui besoin de recouvrer l’intégrité de son territoire afin de se consacrer pleinement aux défis de son développement.
Jean Pierre Eale iKabe





