L’interpellation de l’influenceuse Denise Dusauchoy en Tanzanie ce 30 août 2026 est un tournant qui mérite d’être salué. Dans l’espace numérique comme dans la vie réelle, nul n’est au-dessus de la loi.

Déjà condamnée à 3 ans de prison par la cour d’appel de Liège, Denise Dusauchoy est une multi récidiviste dont les démêlés judiciaires ne se comptent plus. Les dernières informations font état de son extradition à Kinshasa à bord d’un avion spécial affrété pour le besoin de la cause.
Elle devra répondre des faits de cyber criminalité liés à l’atteinte à la vie privée, au cyberharcèlement, aux menaces en ligne, à la diffamation etc. On ne peut s’en prendre impunément et de manière vulgaire aux institutions de la République sans avoir à répondre de ses actes.
Cette dame a poussé l’outrecuidance à l’extrême en insultant dans ses vidéos et de vile manière, les autorités étatiques jusque dans leur intimité. Ralliée au M23/AFC, elle est tombée dans le piège tendu par les services de sécurité congolais et tanzaniens, agissant de concert dans le cadre de leur coopération sécuritaire.
L’affaire Denise Dusauchoy doit servir d’avertissement à ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour manipuler, désinformer ou régler leurs comptes. Le nombre d’abonnés, la viralité des publications ou la puissance d’une audience ne vous exonère pas de toute responsabilité.
Le numérique n’est pas un territoire sans règles. La liberté d’expression est certes un droit, mais elle implique aussi des devoirs et des responsabilités. Lorsqu’une publication franchit les limites fixées par la loi, son auteur doit être prêt à en répondre devant la justice.
Les faits infractionnels liés à la cyber criminalité engagent la responsabilité de leurs auteurs et peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires.
Le Code du numérique doit dorénavant s’appliquer aux cybercriminels dont les abus en ligne sont devenus récurrents et intolérables. L’influence numérique ne peut se transformer en outil d’invectives, de règlements de comptes et de désinformation.
L’arrestation de Denise Dusauchoy ne relève pas de la vengeance, mais rappelle que tout acte répréhensible entraîne des conséquences. Néanmoins, puisque le droit doit être dit de manière objective, sans ambiguïté ni circonlocution, l’incriminee est présumée innocente jusqu’au prononcé d’une décision judiciaire définitive.
Dossier à suivre.
AD.







