32 enfants, un héritage et une bataille judiciaire en perspective!
Depuis quelque temps, la toile est envahie par le dossier relatif au partage de l’héritage de Papa Wemba. Les héritiers de cette icône de la rumba congolaise, décédée en Côte d’Ivoire, se livrent désormais à une véritable bataille rangée sur les réseaux sociaux.
D’un côté, le tandem Nkunkuna – Sydney Poitier pilote le groupe des enfants nés hors mariage, lesquels estiment légitimement avoir voix au chapitre dans la gestion de l’héritage laissé par leur défunt père.
De l’autre, la veuve Amazone privilégie ses six enfants, qu’elle s’efforce de faire reconnaître, envers et contre tout, comme les principaux ayants droit.
Le nœud du problème se cristallise autour de la vente de la villa située dans le quartier Ma Campagne, laissée par le défunt Papa Wemba. Cette résidence aurait été rachetée par le gouvernement congolais à des fins d’exploitation culturelle, pour un montant estimé à 1.700.000 dollars.
Selon certaines allégations, cette somme aurait été perçue par Marie-Rose Luzolo Amazone, qui en aurait disposé à sa guise, au détriment des autres enfants, lesquels affirment avoir été totalement écartés de cette transaction financière.
Ces derniers dénoncent n’avoir perçu aucun centime de l’argent versé et menacent d’ester en justice contre Amazone pour avoir posé cet acte de manière unilatérale sans leur quitus. Cette dernière se défend en déclarant que cette villa lui avait été cédée par son mari de son vivant.
Qu’à cela ne tienne. Une plainte visant la veuve ainsi que l’État congolais, accusé d’avoir procédé au rachat de ladite maison sans le consentement de l’ensemble des héritiers, serait déjà en passe d’être déposée devant les juridictions compétentes.
Les plaignants accusent également la veuve Amazone d’avoir sacrifié le patrimoine immobilier de Papa Wemba sur l’autel d’une cupidité jugée excessive. Ils évoquent notamment la vente d’une parcelle située à Bandalungwa, ainsi que l’acquisition de la maison familiale sur l’avenue Kanda-Kanda, dans le quartier Matonge.
À cela s’ajoutent des accusations portant sur une gestion jugée opaque des partenariats qu’avait noués Papa Wemba, dont elle serait la seule à percevoir les dividendes, sans redistribution apparente.
Ses détracteurs affirment également qu’elle aurait poussé l’outrecuidance jusqu’à imposer l’octroi d’un pourcentage sur toute production ou tout événement associé au nom de l’artiste.
L’absence d’un testament écrit, conjuguée à l’inexistence d’un liquidateur officiellement désigné par les parties, serait à la base de cet imbroglio, qui jette une lumière crue sur la gestion pour le moins controversée de l’héritage de Papa Wemba, de son vrai nom Shungu Wembadio Pene Kikumba.
Cette affaire, désormais portée sur le terrain judiciaire, risque de raviver les tensions entre les membres de la famille Shungu et celle qui était, jusqu’à un passé récent, considérée comme leur belle-sœur.
Les prochains jours s’annoncent riches en émotions et en rebondissements autour de l’héritage de Papa Wemba.
Avec 32 enfants biologiques reconnus et ne parlant pas d’une même voix, l’affaire autour de l’héritage de Papa Wemba promet des étincelles.
Jean Pierre Eale iKabe






